Foricher – Les Moulins
Événements

Paul Morvan s’offre le podium de la 1ère étape de La Solitaire du Figaro Paprec 2026

Paul Morvan a franchi la ligne d’arrivée de la première étape de La Solitaire du Figaro Paprec ce jeudi 20 mai 2026 à 7h 32 minutes et 30 secondes (heure française) en troisième position, au terme de 3 jours 21 heures 02 minutes et 30 secondes de course. Une très belle opération pour le skipper du Figaro Beneteau 3 Foricher-French Touch qui pointe à 40 minutes et 54 secondes du premier, Tom Dolan, et à seulement 3 minutes et 20 secondes du deuxième, Loïs Berrehar.

Paul morvan skipper figaro foricher les moulins solitaire du figaro 2026

Paul Morvan a franchi la ligne d’arrivée de la première étape de La Solitaire du Figaro Paprec ce jeudi 20 mai 2026 à 7h 32 minutes et 30 secondes (heure française) en troisième position, au terme de 3 jours 21 heures 02 minutes et 30 secondes de course. Une très belle opération pour le skipper du Figaro Beneteau 3 Foricher-French Touch qui pointe à 40 minutes et 54 secondes du premier, Tom Dolan, et à seulement 3 minutes et 20 secondes du deuxième, Loïs Berrehar.

Il était déterminé à Perros-Guirec et, de l’avis de tous, le skipper de Foricher-French Touch faisait partie des outsiders à surveiller. Paul Morvan confirme tout le bien que l’on pensait de lui en s’adjugeant la troisième place (avant jury) de cette première étape de 610 milles à destination Vigo (Espagne).

Une première manche marquée par une navigation au près en flotte resserrée et le passage d’un front dans le golfe de Gascogne aux conditions de vent toniques (environ 35 nœuds en rafales) et dans une mer formée. Toujours placé et au contact, Paul Morvan a tenu le coup malgré ses difficultés à prendre le rythme de la course et la rupture d’un hauban dès le deuxième jour de course, qu’il a réussi à réparer dans la journée de mercredi.

Le navigateur a su rester concentré, ne perdant pas de vue son objectif final : être le plus frais possible pour l’atterrissage sur les côtes espagnoles qui s’annonçait délicat en raison des faibles vents attendus. Une prédiction confirmée par la direction de course qui a informé les marins mercredi soir d’une réduction du parcours avec le positionnement d’une porte au large du Cap Finisterre, afin d’éviter une arrivée trop périlleuse. Cela permettra également aux navigateurs de profiter de trois nuits de repos avant le départ de la deuxième étape à destination de Pornichet. Coup d’envoi à 16h ce dimanche 24 mai.

Les mots de Paul Morvan à son arrivée à Vigo cet après-midi

Une entame complexe mentalement et météorologiquement

«Les conditions sur l’eau étaient vraiment difficiles lors des premiers jours. On en a bavé, on n’était pas du tout prêts mentalement à vivre ça. Le vent était bien plus fort que les prévisions, la pluie n’arrêtait pas, on était sous l’eau, trempés, comme en plein hiver. C’était difficile d’aller dehors et on se faisait balloter dans tous les sens.

Mentalement, j’ai eu du mal à me mettre dans le match et à entrer dans la course. Je manquais de vitesse, je n’avais pas la cadence et je me suis dit que la réalité de La Solitaire du Figaro Paprec n’avait rien à voir avec ce qui se passe en entraînement en Baie de la Forêt ou lors des courses de pré-saison. J’ai pris un petit rappel à l’ordre. J’ai modifié des réglages mais je sentais que je n’arrivais pas à trouver les clés. Je n’avais pas le rythme, ni le mental du mec qui veut gagner. Je me suis vraiment remis en question.»

Un pépin technique qui recentre

«Mon pépin technique m’a mis un bon coup de pression ! En plus, cela intervenait juste après le démâtage de Marin Carnot donc je me suis demandé si j’allais réussir à finir la course. J’étais à l’intérieur, j’ai entendu un bruit inhabituel. J’ai vu le câble traîner dans l’eau. Au final j’ai levé le pied, enlevé un peu de tension dans le gréement pour soulager le mât et ça l’a fait, j’ai réussi à réparer. Cet événement m’a fait switcher en mode compétition et repartir de l’avant.»

L’Espagne tant attendue

«J’avais ciblé cette fin de parcours qui s’annonçait extrêmement stratégique. Il fallait arriver frais pour aller chercher un classement. J’étais vraiment content qu’on s’approche de l’Espagne, que le vent baisse et que la tactique reprenne le dessus sur l’aspect vitesse, car c’est là que je me régale. C’est transcendant.

Les dernières 24 heures ont été très sollicitantes, il y avait peu de vent et c’était dur de prévoir ce qui allait se passer. Toute la nuit, j’ai bataillé avec Nicolas Lunven et Loïs Berrehar : l’un est double vainqueur de La Solitaire et l’autre fait partie des top affiches en Figaro Beneteau 3 depuis 5 ans et va passer en IMOCA l’année prochaine… Et moi, petit poucet au milieu de tout ça et qui arrive à les tenir en plus ! J’ai pris un petit step, ça fait du bien.»

Shot de confiance

«Je rêvais depuis un moment d’un podium sur la Solitaire, c’était l’un de mes objectifs. Je voulais rendre une belle copie sur cette étape, le reste n’est que du bonus. J’ai déjà bien réussi mon année : je gagne une course de pré-saison (la Solo Guy Cotten, ndr), je fais podium sur cette première étape, je vais pouvoir naviguer libéré et prendre un maximum de plaisir sur la suite de la course. On verra où ça m’amène mais il n’y a plus aucune pression du résultat.»

Encore deux étapes à suivre !

Foricher - Les Moulins soutient Paul Morvan depuis plusieurs années

D’après votre lecture

Ces articles pourraient vous intéresser

Voir toutes les actualités